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Quelques dates historiques du Remote Viewing

1930s. Sinclair et Warcollier travaillent sur la transmission d’informations de conscience à conscience.
1972. Au Stanford Reserach Institute, Puthoff, Swann et la CIA lancent un programme sur la communication non conventionnelle (création du terme Remote Viewing).
1974-76. Publications de Puthoff & Targ dans Nature et IEEE.
1976. Création du groupe Mobius par Schwartz ; Expérience en sous-marin montrant que le Remote Viewing n’utilise pas les Ondes à Basse Fréquence : avec son projet Deep Quest, Schwartz prouve que le Remote Viewing ne nécessite pas une transmission par d’ondes électromagnétiques, et par là, aucun support physique connu.
1977. L’US Army, avec Atwater et Graff, crée son propre programme.
1979. L’USAF localise grâce au Remote Viewing un avion russe écrasé en Afrique et le récupère.
1979-81. Schwartz mène le projet Alexandrie, projet d’archéologie intuitive qui lui permet de découvrir plusieurs sites et artefacts majeurs.
1981-82. Swann et Puthoff créent le Controlled Remote Viewing (ou méthode pas à pas).

L’histoire du RV

Le « Remote viewing »(RV) ne date pas d’hier. Nous pouvons déjà en trouver les traces il y a plusieurs milliers d’années, notamment chez les Grecs anciens (cf la requête par le roi Crésus d’un travail intuitif réalisé « en aveugle » et réalisé par la Pythie). Les précurseurs les plus récents du RV remontent aux années 1930, lors des expérimentations effectuées sous le contrôle de scientifiques avisés tel que J.B. Rhine. Les recherches sur le «transfert de pensées» menées par les éminents personnages que furent Upton Sinclair (voir son livre «Mental Radio») et René Warcollier («Mind to Mind»), de même que les enquêtes sur les états de « sorties hors du corps », contribuèrent aussi au développement de connaissances qui auraient pu donner naissance au « Remote Viewing ».

À la fin des années 1960 et au début des années 1970, des expériences sur les « sorties hors du corps » ont été menées à New York par des chercheurs de l’American Society for Psychical Research. Un des « sujets » de ces expériences était Ingo Swann, artiste né dans le Colorado et s’étant depuis longtemps installé à New York.

En 1972, le Dr Hal Puthoff, physicien au SRI-International, un institut californien de recherche créé par l’Université de Stanford, exprima à un chercheur de New York son intérêt pour les expériences qu’il menait sur une forme de « communication non conventionnelle. » Comme ce chercheur new-yorkais était une connaissance de Swann, cela conduisit tout naturellement Swann et Puthoff à travailler ensemble. Fatigué des protocoles standard de la recherche, Swann suggéra un certain nombre de modifications et d’améliorations aux expériences, ce qui permit, entre autres, une série de succès lors des tentatives de décrire intuitivement la météo présente dans différentes villes des États-Unis. Une fois faites les descriptions d’Ingo, les conditions météorologiques des villes étaient vérifiées par téléphone auprès des stations météo locales ou de toute autre source fiable. Ils firent par la suite d’autres expériences, qui visaient la description intuitive d’objets et de lieux distants ou cachés.

Ces expériences montrèrent que quelque chose d’inhabituel, hors de la compréhension communément admise, était impliquée dans ces « visions à distance » de lieux et d’objets inaccessibles à la perception directe. Ces résultats surprenants suscitèrent de nouvelles recherches.

Leurs expériences attirèrent bientôt l’attention et le financement de la CIA (Central Intelligence Agency). Le physicien Russell Targ rejoignit Swann et Puthoff au SRI, formant ainsi avec eux le noyau d’une équipe qui analysa et affina la compréhension de ce qui allait prendre le nom de Remote Viewing. Sur les deux décennies suivantes, la plupart des recherches furent financées par le gouvernement et menées en secret. Il y eut tout de même quelques financements en provenance de sources moins « secrètes », et une quantité limitée d’informations non classifiées furent publiées.

Au milieu des années 70, le gouvernement transféra le programme de RV, de la CIA vers la DIA (Defense Intelligence Agency), ainsi d’ailleurs que d’autres organisations militaires. Les expériences et les recherches ultérieures explorèrent ce que pouvait être le RV et essayèrent d’améliorer la qualité et la cohérence des résultats.

En 1978, l’armée américaine créa une unité spécialisée dans l’utilisation du RV pour récolter des renseignements sur les puissances adverses. Ce programme fut parrainé par l’armée jusqu’en 1986, date à laquelle les branches d’opération et de recherche du programme gouvernemental furent réunies sous la direction de la DIA. Aux environs de 1991, la DIA rebaptisa le programme « Star Gate ». À ce moment-là, la partie recherche du programme lui-même fut transférée du SRI à la Science Applications International Corporation (SAIC), et fut dirigée par le Dr Edwin May qui avait remplacé Hal Puthoff en 1985, parti assumer la direction de l’Institut of Advanced Studies, à Austin, TX.

En 1995, une loi du Congrès transféra à nouveau la responsabilité du programme Star Gate de la DIA vers la CIA. À l’automne, cette dernière déclassifia certaines parties du programme et publia un rapport controversé qui cherchait à démontrer que le RV n’était pas un outil pertinent pour la collecte de renseignements. À la publication de ce document, la CIA avait déjà mis fin au programme de RV.

Les années qui suivirent l’arrêt du programme gouvernemental, un certain nombre de personnes qui y étaient précédemment associées publièrent des livres, donnèrent des interviews aux médias, et/ou proposèrent des formations sur l’apprentissage et la méthodologie du RV.
Parallèlement au programme gouvernemental, des chercheurs civils explorèrent les phénomènes liés au Remote Viewing. Certaines de ces recherches furent des répliques des expériences du SRI, tandis que d’autres suivirent des pistes de recherches complémentaires. Les plus connues de ces dernières furent le Ganzfeld de Charles Honorton, et les expériences de «remote perception» menées au PEAR (Princeton Engineering Anomalies Research laboratory). Ainsi des applications civiles du RV furent étudiées. Le groupe Mobius, dirigé par Stephan A. Schwartz, enrichit fortement la compréhension du RV, par un travail de terrain (hors laboratoire) de nature essentiellement archéologique, mené avec brio pour maintenir des conditions de contrôle scientifique dans les expériences. Celles-ci permirent de mieux cerner la non-localité présente dans ces phénomènes, et de développer des protocoles applicatifs ingénieux.

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