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Chronique non-locale d’une stagiaire en formation Intuition

Cet article est inspiré par des faits, lieux, personnages, et témoignages réels. Toute ressemblance ou toute coïncidence n’est donc ni fortuite ni involontaire… 🙂 Toutefois, les ingrédients principaux ont été placés dans une essoreuse spatio-temporelle d’un nouveau genre et ne sauraient donc être retenus comme une situation ayant existé dans une seule et même localité.

Se former à l’intuition, c’est possible, grâce à des outils qui ont fait leur preuve. Je suis Zoé Lafey et j’ai fait le grand saut dans l’inconnu. Je vous livre ici le récit de ma formation.

Campus de l’Université de Lausanne, jour 1. Je traverse un havre de verdure surprenant où étudiants, moutons, canards et sculptures contemporaines se côtoient. La vue est imprenable : lac, champs cultivés et bois sont à portée de main ; le soleil est au rendez-vous. Cette formation sur l’intuition s’annonce bien.

Les personnes en formation viennent d’horizons divers : psychologue clinicienne, prof de yoga, coach, responsable en ressources humaines, thérapeute, chef d’entreprise, consultant financier, écrivain, gendarme ou encore artiste chanteuse ; jusque- là tout va bien. Étant moi-même juriste d’entreprise, je ne me sens pas perdue.

La matinée démarre par un tour de table ; je me rends compte que nous venons tous chercher la même chose sans pour autant l’exprimer de la même manière. Nous avons chacun notre propre vision de l’intuition selon nos expériences personnelles. Toujours est- il que nous sommes tous impatients « d’apprendre à reconnaître notre intuition, à mieux l’utiliser en se faisant davantage confiance et en faisant taire notre mental. »

Comme la majorité des stagiaires, j’ai choisi cette formation pour son approche structurée. Dans le domaine des formations sur l’intuition, c’est la seule à proposer un cadre, une méthode basée sur des recherches scientifiques. Cette méthode, dite « pas à pas », porte bien son nom puisqu’elle ne demande aucun prérequis et qu’elle propose d’appréhender le processus de perception intuitive par des phases successives. Ces phases, bien différentes les unes des autres, vous propulsent haut, très haut… L’exercice principal rythmant la formation étant de décrire un lieu inconnu de nous, identifié par sa photographie et son nom se trouvant dans une enveloppe. Rassurez-vous : le parachute est fourni !

Que le corps et les ressentis qui y sont liés soient un outil de premier plan dans la démarche intuitive ne surprendra personne. Cela confirme ce que bon nombre d’entre nous avons expérimenté un jour ou l’autre, comme « le gut feeling » cher aux anglo-saxons : la « sensation des entrailles » pour nous.

En revanche, que par un simple mouvement réflexe provoqué nous soyons capables de déterminer des informations caractéristiques sur un lieu que l’on ne connait pas – à savoir si celui-ci est composé de paysage, de construction humaine et/ou d’eau- est une mini révolution dans ma vision du potentiel humain. Là, déjà, ma mâchoire se décroche et mon intellect cherche à m’embrouiller pour que je refuse la réalité de ce que je viens d’expérimenter. Mais je dois vite me rendre à l’évidence : ce phénomène est reproductible… et on y prend sacrément goût. Petite précision utile : ce fameux mouvement réflexe est réalisé avec la main… et avec un bon stylo qui glisse bien sur le papier. C’est tout. En résulte un petit « gribouillis » qu’il faut ensuite apprendre à décoder.
Le « gribouillis » est en fait un croquis intuitif. Les apparences sont parfois trompeuses.

Légende : Croquis intuitif réalisé par Alexis Tournier, formateur, au début d’une démonstration. Le décodage qu’il effectue alors lui indique que le lieu à décrire intuitivement (ici le Stade de France) comporte de la construction humaine et du paysage.

Voilà pour un bref condensé de la phase 1. Une « bonne – grosse – nuit – de – sommeil – plombé – bouche ouverte » n’est pas un luxe pour digérer ces nouvelles données et prendre soin de ses neurones… d’autant plus que la phase 2 ne vous ménage pas non plus !

En effet, autant la phase 1 nous permet de prendre contact avec le lieu inconnu, autant la phase 2 nous fait rentrer dans le vif du sujet. Il est ici question de décrire le lieu en fixant notre intention sur celui-ci et en poussant les 5 portes sensorielles. Autant dire qu’à l’ère du visuel l’exercice n’est pas forcément aisé… au départ. Car on nous demande de faire quelque chose que l’on a su très bien faire à un moment donné de notre vie. Rappelez-vous quand vous étiez un bébé tout mignon, babillant et surtout « bavouillant » ! Quels autres outils que le corps en mouvement et vos 5 sens aviez-vous pour découvrir votre environnement ? Mettre en bouche était votre activité favorite, de même que toucher à tout au grand dam de maman, écouter, sentir, bouger et se faire courser… Bref, vous étiez tous des petits… champions 😉 de l’exploration sensorielle ! Il nous est donc conseillé de faire de même… sauf de bavouiller.

Et c’est donc parti pour un exercice de style particulier : décrire en utilisant systématiquement ses 5 sens et tout, absolument tout, exprimer. Nous utilisons uniquement des adjectifs et exprimons toutes les sensations qui nous viennent, gustatives, olfactives, visuelles, kinesthésiques, auditives, en évitant au maximum les filtres et l’autocensure. Nous sommes suspendus dans le vide… Et c’est au cours de cet exercice de trapèze volant qu’on prend régulièrement de gentils petits taquets sur la tête : incertitudes, peur de l’échec, manque de confiance, doute, etc. On réalise alors qu’on a à disposition un sacré levier de développement personnel.

Un autre perturbateur et non des moindres s’invite alors, et celui-ci porte le doux nom d’intellect. En pratique intuitive on lui donnera plutôt le méchant nom d’interprétation analytique (AOL pour les intimes) ou de bruit mental. En effet, celui-ci va s’amuser à « brouiller le signal de réception ». Et il y arrive très bien vu que son rôle est de tout analyser… Par exemple, si je perçois quelque chose de noir, rectangulaire et quadrillé, mon mental gourmand pourra en déduire que je suis dans une chocolaterie où l’on fabrique de si bonnes plaques de noir aux amandes, alors que le « lieu mystère » sera la tour Montparnasse. D’où l’intérêt de mettre rapidement au pas notre mental afin de ne pas tomber dans les pièges de l’interprétation ! Ceci est d’ailleurs valable dans la vie de tous les jours… La méthode proposée est astucieuse et efficace. Pas besoin de devenir un yogi pour y parvenir ; et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Légende : Extrait d’un exercice pratique de Marie G., stagiaire, décrivant ses perceptions sensorielles lors de la phase 2. Le lieu inconnu est ici une plateforme pétrolière située au large. Marie terminera son exercice en faisant un résumé reprenant l’ensemble des informations sensorielles perçues et ensuite en écrivant synthétiquement : « Construction haute, massive dans de l’eau de mer ».

L’autre bonne nouvelle c’est qu’après cette lutte contre soi-même en phase 2, nous avons à nouveau le droit de dessiner lorsqu’arrive alors la phase 3. Et même si notre dessin ne ressemble à rien ou si nous ne savons pas dessiner, on nous encourage ! Car le dessin, à condition qu’il soit spontané, sera porteur d’informations. De quoi nous décomplexer de ne pas avoir fait les Beaux-Arts. Il s’agit d’amener une certaine vision du lieu dans l’espace, et donc une certaine perspective 3D. De laisser sa main bouger toute seule et de dessiner des formes, multiplier les croquis et les points de vue, tourner sa feuille, fermer les yeux… ou pas ! On peut également en se servant de son intention varier les points de vue sur le lieu cible, se faire tout petit ou se mettre dans la peau d’un géant ou marcher au plafond façon Matrix ; tout est permis ! La preuve en image :

Légende : Extraits de pages réalisées par Alexis Tournier lors de sa démonstration. Etude et représentation de 2 points de vue : face au lieu cible, et au-dessus de celui-ci. A noter que le lieu est ici mentionné par interprétation analytique : AOL – Stade de foot, Stade de France.

Cette phase 3 est également essentielle pour accroitre l’ouverture du « diaphragme intuitif » : plus l’ouverture est grande, plus le nombre d’informations auquel nous aurons accès sera important, et plus ces informations seront complexes. Il sera alors possible de ne pas se contenter de la description physique du lieu, et d’amener également des informations d’ordre conceptuel pour décrire ce qu’il s’y passe. Ici la curiosité n’est pas un vilain défaut et c’est assez réjouissant de ne pas s’en priver ! Mais c’est là une toute autre histoire…

… En attendant, j’ai 5 sessions d’entrainement comprises dans la formation qui m’attendent afin de parcourir le chemin jusqu’à la prochaine étape… et comme dirait un grand maître chinois inconnu « si le chemin est long, la balade en vaut toutefois la peine » !

Zoé Lafey 😉

PS : Détails de la formation suivie, cliquez ici !

Illustration de Zoé : Anne-Sophie Servantie.


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